Mardi 5 juin 2018 à 17h. 

« Ce jour, 4 bénévoles de l’équipe Migrants Européens en Précarité de Médecins du monde se présentent sur le terrain de Gramont. Le matin même, à 6h, une opération de police visant à démanteler un réseau de trafiquants a été menée sur commission rogatoire du juge d’instruction. Nous avons recueilli les témoignages des habitants restés sur le terrain aidées précieusement par une des bénévoles parlant le bulgare. Lire la suite »

Publicités

 
Collectif Solidarité Roms
C/o Médecins du Monde
5bd de Bonrepos – 31000 TOULOUSE
collectifsolidariteroms31@gmail.com
Et Amnesty International

                                                 Monsieur Pascal Mailhos

                                                  Toulouse, le 28 mars 2018

Monsieur le Préfet,

En France, en 2018, environ 16.000 ressortissants européens vivent en situation de grande précarité, dans quelques 570 bidonvilles ou squats.

A l’échelle de la commune de Toulouse, au moins 500 personnes dont un tiers d’enfants se trouvent dans une dizaine de bidonvilles ou habitats très précaires et plusieurs centaines d’autres personnes habitent en squat. La grande majorité de ces personnes sont présentes sur ce territoire depuis plusieurs années et souhaitent s’y installer durablement en aspirant à s’intégrer dans les meilleures conditions.

Lire la lettre en entier

 

Collectif Solidarité Roms
c/o Médecins du Monde
5 bd de Bonrepos
31000 Toulouse
collectifsolidariteroms31@gmail.com

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

TOULOUSE – ENFANTS EN SQUATS ET BIDONVILLES,
POUR UN RESPECT RÉEL DES DROITS !
Toulouse, le 30 Octobre 2017

 

                Alors que la ville de Toulouse célèbre la Convention Internationale des Droits de l’Enfant, le Collectif Solidarité Roms 31 (CSR31) déplore que la politique d’expulsion des personnes vivant en squats et bidonvilles menée actuellement par la municipalité et les services de l’État aille, en pratique, à l’encontre des droits et principes affirmés par cette même convention.

Lire le communiqué en entier

Lundi 2 octobre 2017, la mairie de Toulouse et la préfecture, accompagnés des forces de l’ordre, 6 cars de CRS et 4 véhicules de Police, ont procédé à l’expulsion du bidonville situé impasse Barthe où vivaient une centaine de personnes. La mairie annonce que 77 personnes ont été prises en charge. Pour la moitié d’entre elles, cependant, cela signifie deux nuits d’hôtel suivies d’une mise à la rue. Certaines ont refusé cette solution. A d’autres, on a proposé une colocation avec des familles expulsées le même jour d’un autre lieu, et convoquées dans le même gymnase. De nombreuses personnes, par ailleurs, pourtant présentes depuis des années, ne se sont vu proposer aucune solution. Au soir de l’expulsion, 35 personnes se retrouvent à la rue sans aucune solution d’hébergement dont cinq enfants, des adultes malades et une dame enceinte. Elles dorment à même le sol, à quelques mètres de leur lieu de vie totalement détruit, où la veille encore, les mamans préparaient le repas et les enfants jouaient. Les animaux domestiques présents sur le bidonville ont tous bénéficié d’un abri et de nourriture.

Au départ, une volonté : expulser tous les bidonvilles de Toulouse en proposant des hébergements aux habitants.

En pratique :

  • une partie des habitants expulsés n’a eu aucune solution d’hébergement, parmi eux des familles avec de jeunes enfants et des personnes gravement malades ; ils ont créé de nouveaux bidonvilles ou ont grossi les lieux existants
  • certaines personnes hébergées et ayant des capacités correspondant au niveau exigé ont pu accéder à des dispositifs d’accompagnement vers l’emploi et/ou vont accéder à un logement
  • les autres, nombreux, les plus vulnérables, peuvent au moins bénéficier d’un toit et de conditions de vie plus décentes. Mais ils se retrouvent en grande difficulté dans leur hébergement dès qu’ils doivent faire face à une situation de vie complexe : décès d’un proche, maladie, handicap bloquant l’accès au travail, par exemple.

Lire la suite »

Le Collectif ROMEUROPE communique sur la nécessité de la médiation scolaire pour les enfants touchés par l’exclusion …
Le cumul des difficultés pour les enfants et adolescents vivant en habitat précaire, en parties liées aux expulsions à répétition, appelle une réponse adaptée. Le parcours du combattant de leur scolarisation nécessite pour eux et leur famille un médiateur qui soit à l’interface avec les institutions. En même temps, les problèmes de conflit entre parents et enfants, de perte d’estime de soi, de mariage précoce ou autres requièrent une intervention qui relève plutôt de la protection de l’enfance. Placer l’intérêt du mineur au centre implique d’aborder ces deux aspects ensemble, de décloisonner les interventions.
Pour aller plus loin :http://www.romeurope.org/la-mediation-educative/

Le signal est donné par la police qui petit à petit occupe les lieux.

Côté rue Louis Bonin, les cars de CRS se garent entre les bus de la ligne L1 et le talus entourant le terrain. Un habitant demande pourquoi il n’a pas eu de cartons, d’autres plus loin en ont eu. Sera-t-il quand même relogé ? « Vous allez partir au gymnase et on vous dira si vous êtes sur la liste ». « Allez, il faut y aller, marchez le long du chemin pour rejoindre le bus ».  « On vous donnera un petit déjeuner ». Personne de la mairie ou de la préfecture, seulement un huissier qui prend des renseignements par téléphone. Pas un seul traducteur présent. Le bus va-t-il venir sur le terrain ? Les camions prévus pour les cartons ou bagages vont-ils passer ?  Pendant que les policiers répondent que non, un des camions se gare devant les familles. Faut-il emmener ses bagages avec soi ou pas, l’information n’est pas très claire. Au final, certaines familles prennent leurs cartons, d’autres les laissent sur le campement. Certaines se plaindront ensuite que les cartons ont été ouverts entre temps et que certains auraient disparus.
Lire la suite »


 

22 mars 2017

Journée Mondiale de l’EAU

 

 
 

Ouvrir le tableau 

Lire la lettre ouverte au maire de Toulouse et au préfet de la Haute-Garonne qui accompagne ce diagnostic 

Carte au Père Noël

Publié: 18/12/2016 dans vie quotidienne

CARTE AU PERE NOELPour Noël, des enfants toulousains ont demandé un cadeau original et précieux:

DE L’EAU !!!

C’est en effet leur dernier espoir après des années d’attente pour accéder à ce droit fondamental et indiscutable. Comme disait l’un des Papas, amèrement déçu par l’absence de réponse positive d’un élu: « Pourquoi parler pendant des heures de ce qui a été fait pour d’autres quand on demande seulement que nos enfants puissent se laver pour aller à l’école »? C’était en janvier 2016, à la mairie de Toulouse, depuis rien n’a changé. Ils restent plusieurs dizaines à être exposés, dès la toute petite enfance, aux virus, bactéries et polluants. Ils ne peuvent appliquer les mesures d’hygiène élémentaires enseignées par toutes les campagnes de prévention car ils n’ont même pas accès à un robinet d’eau froide! Le raccordement à l’eau, ou toute autre solution, leur est refusé sous prétexte que leur situation serait temporaire.
Mais 2 années pour un enfant de 4 ans, ce n’est pas temporaire, c’est la moitié de la vie! Qui serait capable d’affirmer le contraire? Alors, ces enfants rêvent et se disent que leur souhait sera peut être exaucé…
Chut! Ne leur dites rien, laissez les rêver!!